Entrevue avec Élise Paradis, lauréate de la bourse Damien-Silès 2013

crédit : Nicolas Hoang

Élise Paradis est une jeune violoniste qui étudie actuellement en musique au Cégep Saint-Laurent. Par son talent, sa volonté et sa persévérance, elle a su charmer l’équipe d’Appassionata, qui a décidé d’en faire la lauréate de la bourse Damien-Silès 2013. Cette bourse, créée cette année, récompense un étudiant en musique au niveau collégial en lui prêtant un violon Amatus pour une durée d’un an, en plus de lui donner l’opportunité de suivre des cours avec les musiciens d’Appassionata, puis d’assister à leurs concerts et répétitions. Voilà ce que la lauréate avait à dire après avoir vu ses efforts récompensés, dans une entrevue où musique rime avec passion, rigueur et plaisir.

Comment est née votre grande passion pour la musique?

La musique fait partie de ma vie depuis mes premiers instants d’écoute… Ma mère est hautboïste et mon père est un grand amateur de musique. J’ai été exposée à différents styles dès ma plus tendre enfance, de Mozart à Stravinsky, en passant par Radiohead. J’aimais aussi jouer à deviner quel instrument jouait le solo dans la musique orchestrale! Je m’amusais sur le piano de la maison mais j’avais le pressant désir du violon, alors à mes sept ans, j’ai commencé la découverte de ce bel instrument que j’aime de plus en plus.

Que signifie, pour vous, de devenir la lauréate de la Bourse Damien-Silès 2013?

Une belle récompense et une certaine reconnaissance. Aussi, une opportunité de connaître des musiciens du milieu professionnel. L’ensemble Appassionnata est riche en musiciens passionnés par leur métier! C’est motivant.

En remportant la Bourse Damien-Silès 2013, vous avez désormais la chance de jouer sur un violon Amatus pour une durée d’un an. Que représente cet instrument pour vous?

Il me rappelle la discipline  que je dois avoir pour lui rendre honneur!

Les musiciens ont souvent une relation très particulière avec leur instrument. Depuis que vous avez le violon Amatus, est-ce que votre manière de jouer est restée la même?

Le jeu d’un violoniste doit s’accorder avec l’instrument qui n’a pas les mêmes points de résonnance qu’un autre… Il va de soi que mon jeu se soit modifié.

Avez-vous l’impression que le violon Amatus, par sa grande qualité, aide votre jeu?

Je trouve que le Amatus est un violon très confortable. J’ai une facilité à m’adapter aux différents instruments, mais j’ai l’impression que mon jeu a une évolution constante.

Pour M. Bertrand, le premier propriétaire du violon Amatus dans les années 1930, un violon se doit de vivre et de faire vivre son public. Êtes-vous d’accord avec cette manière de concevoir l’instrument?

Je suis tout à fait d’accord, il serait triste que cet instrument n’ait pas de joueur pour le faire vibrer. C’est intéressant de savoir l’histoire de l’instrument que l’on joue, et comment son précédant violoniste le concevait…

 Selon vous, quel est le rôle de la musique?

La musique a pour plusieurs un rôle libérateur autant en ce qui concerne les auditeurs, les compositeurs que les interprètes, car elle a pour but d’extérioriser des messages, des pensées, du vécu… En somme, des émotions! La musique peut donc rallier des gens entre eux, en leur dévoilant qu’ils ont des affinités particulières, qu’ils réagissent ensemble face à une œuvre ou même à une idée de la musique. Je crois que c’est entre autres pourquoi elle a un grand rôle dans maintes pratiques religieuses.

Quel est votre rêve, votre objectif musical?

Ce que je désire, c’est de m’épanouir dans le plaisir de jouer, et au mieux d’être entourée de gens qui pensent comme moi. Je voudrais atteindre un confort technique qui me permettrait d’exprimer tout ce que je voudrais.

 

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